Accessibilité des alertes d’urgence pour les personnes handicapées au Canada

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23 mars 2026

Droit d’auteur : Neil Squire Society

Résumé exécutif

Ce rapport examine dans quelle mesure les alertes d’urgence sont accessibles aux personnes handicapées au Canada. Il utilise trois principales sources de données : une analyse de l’environnement des systèmes d’alerte dans d’autres pays, un sondage national sur les personnes handicapées au Canada et des groupes de discussion qui ont testé et discuté de différents formats d’alerte. Dans les trois cas, une tendance claire apparaît : le Canada dispose d’un système d’alerte national fonctionnel et d’une infrastructure technique améliorée, mais l’accessibilité des alertes est encore incomplète et inégale. Ce document utilise une perspective centrée sur le handicap et basée sur les systèmes.

L’analyse de l’environnement montre un large passage à l’échelle internationale de simples sirènes et de systèmes de diffusion uniquement à des systèmes en couches qui combinent la radio, la télévision, la diffusion cellulaire, les messages texte basés sur l’enregistrement, les applications mobiles, les sites Web et les médias sociaux. Dans tous les pays examinés, les problèmes d’accessibilité restent communs. Les exemples sont les alertes qui reposent sur un seul sens (son ou vue), un texte difficile à lire, une mauvaise synchronisation entre le texte audio et le texte à l’écran et une prise en charge limitée de la langue des signes et de la technologie d’assistance.

Le sondage national a recueilli 505 réponses (dont 493 valides pour une analyse détaillée) de personnes ayant différents handicaps, y compris la perte auditive, la perte de vision, la déficience motrice, la perte de parole, les troubles cognitifs et les déficiences intellectuelles, et les participants sourds-aveugles. De nombreux répondants étaient des utilisateurs actifs de technologies et utilisaient plusieurs technologies d’assistance telles que la transcription parole-texte, la synthèse vocale, les aides auditives, les loupes d’écran et d’autres dispositifs de pointage. Le sondage montre des problèmes répétés à travers la radio, la télévision, les alertes sans fil, les applications et d’autres canaux, y compris les alertes qui sont trop fortes ou surprenantes, les mots parlés qui ne sont pas clairs, les messages qui sont trop denses ou trop rapides, la difficulté à examiner les alertes et les sites Web inaccessibles ou déroutants qui ont été utilisés pour présenter des informations supplémentaires.

Les groupes de discussion ont fourni des preuves qualitatives plus approfondies en montrant aux participants des versions réelles et modifiées des alertes plein écran de télévision, des bannières de télévision et des alertes de téléphone mobile, et en leur demandant de comparer des caractéristiques telles que la taille du texte, le contraste, la vitesse de lecture, la qualité vocale, le libellé et la mise en page. Les participants de tous les groupes de personnes handicapées ont souligné que l’accessibilité ne consiste pas seulement à obtenir l’alerte, mais aussi à être en mesure de la traiter sous stress, de l’examiner et de trouver des informations de suivi accessibles. Les participants sourds-aveugles, en particulier, ont souligné que les alertes audiovisuelles courantes ne les atteignent souvent pas du tout et qu’ils peuvent avoir besoin de voies d’alerte distinctes ou supplémentaires.

Dans l’ensemble, le rapport conclut que le Canada a la base d’un système d’alerte accessible, mais pas d’un régime d’accessibilité pleinement mature. Des lois telles que la Loi canadienne sur l’accessibilité, des normes techniques telles que le Protocole d’alerte commun (PAC) et des directives telles que le document Directives sur la présentation uniforme existent, mais les exigences en matière d’accessibilité ne sont pas encore appliquées de manière cohérente par les radiodiffuseurs, les opérateurs de services sans fil, les fabricants d’appareils, les plates-formes logicielles, les sites Web ou la fourniture de la langue des signes. Les recommandations appellent à une réglementation fondée sur des normes plus strictes, à des tests obligatoires avec des technologies d’assistance, à des règles plus claires pour la conception du langage et des messages, à un meilleur accès multilingue et en langue des signes, à un meilleur soutien pour l’examen des alertes et à une collaboration continue avec les communautés de personnes handicapées.

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Ce projet est financé [en partie] par Normes d’accessibilité Canada/le gouvernement du Canada.